Sutras – Samaññaphala Sutta

Samaññaphala Sutta
Les fruits de la vie contemplative
(D’après la traduction du Pâli à l’Anglais par Thanissaro Bhikkhu.)

J’ai entendu qu’à une occasion le Béni du Ciel demeurait à Rajagaha, dans le Parc des Manguiers de Jivaka Komarabhacca, avec une grande communauté des moines — 1250 moines en tout. Or à cette époque — comme c’était le jour d’observance, la nuit de pleine lune de la saison des lys d’eau, le quatrième mois des pluies — le roi Ajatasattu du Magadha, le fils de la reine Videha, était assis sur la terrasse du toit de son palais entouré par ses ministres.

Alors il se sentit inspiré de s’exclamer : « Qu’elle est merveilleuse cette nuit de plein lune! Qu’elle est belle… Qu’elle est plaisante… Qu’elle est inspirante… Qu’elle est auspicieuse cette nuit de pleine lune! Quel prêtre ou contemplatif devrions-nous visiter ce soir qui pourrait alléger et apporter paix à notre esprit ? »

Lorsque ceci fut dit, l’un des ministres dit au roi : « Votre majesté, il y a Purana Kassapa, le chef d’une communauté, le chef d’un groupe, le maître d’un groupe, honoré et célèbre, estimé comme étant saint par la masse des gens. Il est âgé, depuis longtemps il a quitté le foyer, il est avancé en années, dans la dernière phase de sa vie. Votre majesté devrait lui rendre visite. Peut-être que si vous lui rendiez visite, il allégerait et apporterait la paix à votre esprit. »

Lorsque ceci fut dit, le roi resta silencieux.
Alors un autre ministre dit au roi : « Votre majesté, il y a Makkhali Gosala… »… « Votre majesté, il y a Ajita Kesakambalin… »… « Votre majesté, il y a Pakudha Kaccayana… »… « Votre majesté, il y a Sañjaya Belatthaputta… »… « Votre majesté, il y a Nigantha Nataputta, le chef d’une communauté, le chef d’un groupe, le maître d’un groupe, honoré et célèbre, estimé comme étant saint par la masse des gens. Il est âgé, depuis longtemps il a quitté le foyer, il est avancé en années, dans la dernière phase de sa vie. Votre majesté devrait lui rendre visite. Peut-être que si vous lui rendiez visite, il allégerait et apporterait la paix à votre esprit. »

Lorsque ceci fut dit, le roi resta silencieux.

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Sutras – Maha-parinibbana Sutta

Maha-parinibbana Sutta

Première partie
Au Magadha

1. Ainsi l’ai-je entendu. Un jour le Béni du Ciel demeurait à Rajagaha, sur la colline appelée Pic du Vautour. A cette époque, le roi de Magadha, Ajatasattu, fils de la reine Videhi, voulut faire la guerre aux Vajjis. Il parla de la sorte : « Ces Vajjis, puissants et glorieux comme ils le sont, je vais les annihiler, je vais les faire périr, je vais complètement les détruire. »

2. Et Ajatasattu, le roi de Magadha, s’adressa à son premier ministre, le brahmane Vassakara, en disant : « Allons, brahmane, va trouver le Béni du Ciel, rends-lui hommage en mon nom à ses pieds, souhaite lui bonne santé, force, aisance, vigueur, et réconfort, et dis-lui ceci : ‘O Seigneur, Ajatasattu, le roi de Magadha, désire faire la guerre aux Vajjis. Il a dit de la sorte : « Ces Vajjis, puissants et glorieux comme ils le sont, je vais les annihiler, je vais les faire périr, je vais complètement les détruire. »‘ Et quoi que te réponde le Béni du Ciel, garde-le bien à l’esprit et informe m’en ; car les Tathagatas ne parlent pas faussement. »

3. « Très bien, sire, » dit le brahmane Vassakara en assentiment à Ajatasattu, roi de Magadha. Et il ordonna qu’un grand nombre de voitures magnifiques fut préparé, en monta un lui-même, et accompagné par le reste, sortit de Rajagaha en direction du Pic du Vautour. Il poursuivit aussi loin que put aller la voiture, puis, en étant descendu de voiture, il s’approcha du Béni du Ciel à pied. Après avoir échangé de courtoises salutations avec le Béni du Ciel, de même que bien des paroles agréables, il s’assit d’un côté et s’adressa comme suit au Béni du Ciel : « Vénérable Gotama, Ajatasattu, le roi de Magadha, rend hommage aux pieds du Vénérable Gotama et lui souhaite bonne santé, force, aisance, vigueur, et réconfort. Il désire faire la guerre aux Vajjis, et il s’est prononcé de la sorte : ‘Ces Vajjis, puissants et glorieux comme ils le sont, je vais les annihiler, je vais les faire périr, je vais complètement les détruire.' »

Conditions du bien-être d’une nation

4. A ce moment le Vénérable Ananda se tenait derrière le Béni du Ciel, en train de l’éventer, et le Béni du Ciel s’adressa ainsi au Vénérable Ananda : « Qu’as-tu entendu, Ananda : est-ce que les Vajjis se rassemblent fréquemment, et est-ce que leurs rassemblement sont bien courus ? »

« J’ai entendu dire, Seigneur, qu’il en est ainsi. »
« Pour le moment, Ananda, comme c’est le cas, on peut s’attendre à la croissance des Vajjis, pas à leur déclin.
« Qu’as-tu entendu, Ananda : est-ce que les Vajjis s’assemblent et se dispersent en paix et s’occupent de leurs affaires en concorde ? »
« J’ai entendu dire, Seigneur, que c’est ce qu’ils font. »
« Pour le moment, Ananda, comme c’est le cas, on peut s’attendre à la croissance des Vajjis, pas à leur déclin.
« Qu’as-tu entendu, Ananda : est-ce que les Vajjis n’ont ni promulgué de nouveaux décrets ni aboli ceux qui existent, mais procèdent en accord avec leurs antiques constitutions ? »
« J’ai entendu dire, Seigneur, que c’est ce qu’ils font. »
« Pour le moment, Ananda, comme c’est le cas, on peut s’attendre à la croissance des Vajjis, pas à leur déclin.

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Ecouter les silences

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Écouter les silences

Je parlais de silence dans l’article précédent…

Prenons-nous le temps de fouiner, de fouiller, d’effeuiller les couches de notre intérieur ?
Avons-nous pensé à nous arrêter ? Arrêter de bouger, intérieurement et extérieurement ? Arrêter, de nous occuper l’esprit, le corps ?
Arrêter. Nous poser. Nous stopper !
Arrêter, mais vraiment !

Nous arrêter totalement afin d’écouter, de regarder, de sentir notre corps se poser, se détendre, se mettre en pause. Avons-nous seulement et vraiment essayer ne serait-ce qu’une seule fois ?

Juste quelques 10 minutes. Et Aussi, de nous préparer à vivre cet événement de manière à nous donner la possibilité de rassembler tous les éléments nécessaires à ce moment. Éléments qui se composent d’une petite préparation pour que notre corps ne soit pas tenté de s’occuper physiquement par la vue, par le goût, par le touché, etc… Position méditative ou je dirai plutôt position d’observation de notre corps et de notre esprit, assis ou allongé, dans tous les cas une position où nous sommes détendus où nous pouvons nous détendre, pour favoriser le lâcher prise des stimuli extérieurs. Laisser se poser l’esprit, la respiration et le corps avec ses muscles et son système nerveux, et surtout observer notre capacité à voir tout ce qui pourrait être cacher derrière les émotions et les pensées qui pourraient surgir. Ce n’est peut être pas du mouvement d’ailleurs. Observer, non pas juger, mais observer en laissant passer comme une rivière qui coule, tout ce qui pourrait surgir de nous ou qui apparaîtrait à nos sens dans ce très bref instant lorsque nos pensées et nos émotions cessent d’être en mouvement.

Je parle bien d’observation et non pas de stress lié à une attention poussive et extrême. La respiration et la concentration. Être là, présent à soi. C’est pour cela que la pratique de la méditation nous apporte la sérénité suffisante pour ne pas nous laisser aller à un but ou à une attention extrême qui favoriserait la mise en stress dû à une attente d’un événement intérieur, dû à une attente de résultat. Observer son corps est simplement le fait de poser le regard sur les différentes parties de notre corps, pas d’en émettre des émotions à chaque fois que nous rencontrons une partie de notre corps. Encore moins de la modifier, de projeter quelques pensées que ce soit sur elle. Lorsque nous nous plaçons en méditation, nous sommes dans l’observation, pas dans l’action, du mouvement intérieur physique et du mouvement intérieur de notre esprit. Le fait de se poser est réel. Le fait d’observer est réel.

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Il est facile de dire…

Il est facile de dire lorsque nous avons une cigarette à la main, que nous pouvons arrêter quand bon nous semble.
Il est facile de dire la panse bien remplie que nous comprenons la faim dans le monde, que nous savons ce qu’est la faim et que nous compatissons aux personnes qui sont dans cette situation.
Il est facile de dire, pour un dépendant de drogue ou d’alcool et qui vient de prendre sa dose ou son verre, qu’il est capable d’arrêter quand il veut.
Il est facile de dire, alors que nous avons le pouvoir, qu’il est très facile de penser comme ceci ou de faire cela ou que nous devrions faire comme ceci ou cela.
Il est facile de dire, les poches pleines d’argent, que l’on ne comprend pas ceux qui ont du mal à trouver du travail ou à gagner de quoi ce nourrir.
Il est facile de dire que notre façon de vivre devrait être celle de tout le monde. Ceci serait tellement plus simple.
Il est facile de dire, alors que nous payons un loyer de 1’000 ou 1’500€/mois ou parfois plus, de le définir comme normal et aisé de le payer, alors qu’il y a beaucoup de personnes qui ne gagnent même pas la moitié de 1’000€.
Il est facile de dire parce que nous avons réussi quelque chose ou que nous avons réussi une entreprise, notre but ou encore notre rêve, que tout le monde peut faire la même chose ou que c’est aisé d’en arriver là.

Savons-nous ce que peuvent ressentir ou même penser nos parents, nos amis, nos connaissances ou encore les personnes qui nous entourent ?
Nous ne savons rien. Et même si certaines personnes s’évertuent à poser des questions sur tel ou tel sujets, politiques, existentiels ou encore sur des sujets intimes et qu’ils en fassent des statistiques, nous ne savons rien. Car l’être humain est profondément humain (ça c’est une lapalissade) et peut-être aussi bien un être exécrable envers les siens qu’un ange aux aspirations altruistes.

C’est lorsque nous touchons, non pas seulement de l’esprit, de notre compréhension mais surtout dans notre corps, dans nos tripes, dans nos ressentis les plus profonds, les vibrations des situations ou encore les événements auxquels nous sommes confrontés et que nous rencontrons profondément l’autre ou les autres, que nous pouvons commencer à nous rendre compte de ce que l’autre peut entrevoir, percevoir, ressentir. Mais nous ne saurons jamais avec exactitude ce qui se passe à l’intérieur de chaque personne.

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Submergé(e)

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Submergé

Être submergé(e) !

Ce sentiment connu que nous connaissons plus que bien. Des émotions qui nous prennent avant même que nous ayons le temps de dire ouf. Une situation que nous avions résolu et pourtant elle resurgi. Le cri intérieur, l’envie de crier fort, d’être entendu, d’être compris(e), d’être enfin reconnu(e) ou, l’envie que l’on nous lâche les baskets, d’être le premier ou la première car nous avons tellement passé de temps à être dans les dernières places…

Mais pourquoi moi ? pourquoi suis-je malheureux(se) alors que j’ai tout fait pour palier à cela ? Alors que je suis sur un chemin depuis tant d’années, que j’ai un regard sur la vie beaucoup plus précis et je suis encore la proie de ces émotions ? Autant de questions que nous pouvons nous poser pendant ces moments douloureux et personne n’en est à l’abri lorsque le processus est commencé.

Nous sommes des êtres doués de sensibilité et de fragilité. Ça nous le savons. Ce que nous ne savons pas trop bien, ou pas souvent c’est que notre corps reçoit toutes les informations possibles et inimaginables qui nous permet de sentir, de pressentir la submersion. Mais nous ne semblons pas les écouter. Aussi et lorsque nous augmentons notre sensibilité, nos acuités, notre taux vibratoire, nos perceptions, nos intuitions peu importe les mots, nous ressentons les tumultes de l’existence et peut être dix fois plus que la normale.

Mais je vous parle du côté, comment dire, qui nous met mal à l’aise. Il faut penser aussi à l’inverse. Les moments qui nous submergent avec de la joie immense, de l’incommensurable amour d’une personne qui ne veut pas sortir de notre tête. Nous y pensons tous les jours, du levé au couché et dans chaque instant qui passe. Cette amour, que nous définissons comme être de l’amour, nous transperce, nous inonde de plaisir inexplicable, bref, nous sommes submergés !
Et nous n’avons en tête que la solution d’être avec cet être qui nous submerge ou de perdurer une situation de bien-être tant nous sommes dans ce que l’on appelle la joie ou ce que l’on qualifie comme étant du bien être pour nous.

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Un être en tension est un être en modification

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Être en tension c’est être en modification

Lorsqu’on rencontre une situation difficile, un mal-être, et que nous nous en détournons en refusant cette situation ou ce mal-être, tout ceci crée une distorsion dans notre façon d’être, dans notre présence, dans notre vibration. Regarder ailleurs, regarder au delà de cette situation c’est à dire dans le ressenti de cette situation, dans l’élan de cette situation et, entrer dans ce que nous devons faire, dans ce qui est juste pour la situation actuelle, non pour nous, non pour la personne, l’autre ou les autres acteurs de la situation, mais pour la situation présente. Nous devenons alors disciple de la situation.

Rester dans l’état de mal être, ou peut être adopter un mode de combat et essayer de diriger la situation comme nous croyons que c’est juste par la déduction et être persuadé que nous sommes dans le juste, n’est que du bavardage, de l’auto-négociation… Rester dans cet état, n’est que l’entretien d’un mal aise face à la situation présente que nous définissons comme ne pas nous correspondre. C’est l’attachement à la situation. C’est la création d’une distorsion. Si nous persistons dans cette distorsion, alors nos énergies sont pompées ou autrement dit nous nous fatiguons, nos énergies se mettent en fuite. Si nous persistons dans cette distorsion, alors nos intuitions sont faussées, notre regard est flou, nos pensées sont égotiques, notre mental est bloqué dans ce processus, ce cercle vicieux, cette rue sans sortie.

Pendant que certaines personnes s’évertuent à faire comprendre à d’autres, de manière égotique par déduction ou par réaction, le pourquoi de ce qu’il ne faut pas faire, et dans notre quotidien que cela soit face aux autres ou encore à nous même, nous devons agir pour le bien de la situation non pas pour ce que nous croyons être bien pour les autres. C’est valable dans tous les domaines de la vie. Pour cela nous devons apprendre de nous et nous devons apprendre de la vie et les éléments qui la composent. La terre, le ciel, l’humain et toutes ses composantes, les animaux, les plantes et les cristaux et les fluides en font parties. Mais en priorité nous devons apprendre de nous, de notre intimité profonde.

C’est à dire porter ou plutôt poser le regard sur nos bruissements intérieurs, sur nos vaguelettes émotionnelles, sur les tressaillements de nos pensées afin de déterminer si notre regard est bien neutre face à ce que la vie nous présente, là maintenant. Et j’ai bien dit poser le regard. Non pas, nous laisser bercer ou encore nous laisser prendre ou bien prendre pour nous, tous les aléas ou toutes les vicissitudes de notre intérieur non maitrisé. Poser le regard dans notre être profond en regardant si les tumultes de notre esprit et de nos émotions que sont nos peurs, nos craintes, nos angoisses, nos désillusions, nos aspirations, notre amour conditionnel, nos rêves, nos phantasmes, nos désirs, nos certitudes, nos incertitudes…  sont présentes ainsi que toutes les composantes de NOUS. ce NOUS que nous projetons !

Nous, dans ce que nous croyons être nous et dans ce que nous croyons que compose ce nous. Rajoutant bien souvent des émotions, des pensées, de multiples adjectifs, adverbes, pour nous sentir multiple, large et bien portant mentalement jusqu’au bourrage, jusqu’au « dégueulis » même de notre esprit; car le plus, fait mieux que la simplicité n’est-ce pas ?  Être rempli, être beaucoup, être multiple, être croyances, être gonflé, être plus fort que…, savoir faire des quantités de choses, voilà ce qui nous séduit. Être plus, être mieux que… l’autre ? Lire la suite

La patience

Cultiver la patience apprend à développer la compassion envers ceux qui nous blessent sans accepter pour autant qu’ils nous détruisent. La compassion est le meilleur thérapeute de l’esprit. Elle le libère de toutes attaches et de la saisie des émotions conflictuelles. Sa Sainteté le 14ième DALAÏ-LAMA

Nous créons notre propre malheur

Sans cesse, nous créons notre propre malheur du fait de notre ignorance et de notre discernement. Notre esprit est tiraillé entre ce que nous aimons et ce que nous rejetons. Nous agissons comme si nous pouvions refuser les circonstances qui se pr2sentent à nous. Nous oublions que rien ne dure et n’a d’existence en soi. Nous oublions que nous pouvons mourir à tout instant. Sa Sainteté le 14ième DALAÏ-LAMA

Mooji – Un enseignant

Un grand moment avec Mooji qui met en scène une histoire concrète de la vie pour mettre en image le mental qui s’agite et notre identification aux pensées.

Voir la page de Mooji

Les dimensions ciel, humain, terre

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Les Dimension Terre Ciel Humain

Nous devons déjà intégrer la dimension humaine et nous avons à nous occuper de deux autres dimensions que sont la terre et le ciel qui ont des influences très importantes et très présentes sur nous. Et nous ne sommes pas informés de l’importance de ces pôles. Si nous sommes informés, nous considérons ces dimensions, ces pôles comme secondaires car nous regardons uniquement leur existence, leur présence dans le physique. Nous ne portons aucunement un regard subtil sur les composantes ou encore les finesses des inter-relations avec notre corps qu’ont ces dimensions du ciel et de la terre. Pourtant elles font parties du fondement même de notre existence. Elles ont toujours été là. Donc il n’y a pas de raison pour que cela change, non ? Et de ce fait nous les considérons comme acquises. Pourtant le manquement d’une de ces deux composantes que sont la terre et le ciel, et nous ne sommes plus rien.

Nous sommes très occupés à nous harmoniser avec notre dimension humaine. Nous ne faisons que cela d’ailleurs et nous oublions les principales que sont celle de la terre et du ciel. Et je ne vous parle pas d’harmonisation avec les autres humains ou encore avec les animaux. D’ailleurs, nous pouvons nous demander parfois, qu’elle est la frontière entre les deux. Les émotions, les pensées, pour ne parler que de ce que nous pratiquons chaque jour, tout ceci occupent sans cesse notre esprit. Nous ne connaissons que cela. Et nous allons même nous en créer d’autres pour baigner, pour nous abreuver, pour nous submerger de ces pensées et de ces émotions. Nous allons même être le créateur ou la créatrice de ces émotions et de ces pensées.

Comment voulez vous intégrer, ne serait-ce qu’entrevoir d’autres choses, d’autres systèmes de fonctionnement, d’autres moyens de communications, d’autres perceptions de nous même, une autre manière de nous regarder. Lorsqu’on se sent porté par les deux dimensions de la terre et du ciel, nous pouvons en être conscient et ainsi aller vers la rencontre de notre condition humaine, de notre être tout entier. Mais si nous ne nous rendons pas conscient de ces deux pôles fondamentaux, que sont la terre et le ciel, nous créons de la distorsion dans la relation entre ces trois pôles. Il n’y a ni priorité, ni ordre à respecter. Nous devons poser le regard sur ces trois dimensions, poser le regard et ainsi s’ouvrir à ces dimensions pour sentir au plus profond de notre être les interdépendances qui nous lies. Terre, humain, ciel, un trio fondamental pour notre réalisation.

Être présent à soi, être rassemblé, être à l’écoute de nous même dans la subtilité, c’est à dire, dans le simple bruissement des battements de notre cœur ou encore dans un touché très léger d’une matière comme notre pantalon ou encore notre robe ou notre pull-over que nous portons ou même, ramener ces mouvements très subtiles, presque imperceptibles du simple fait de ramener, de rassembler nos doigts dans notre main. Tout ceci nous semble futile, nous semble très petit face aux tumultes et aux vicissitudes de la vie. Et pourtant lorsque nous avons des soucis de motricité de nos mouvements, tous ceux-ci prennent un caractère démesurés et mettent du temps pour se reconstruire. Je parle en terme de mois et, parfois même, en terme d’années. C’est là, que nous nous apercevons que notre corps, notre esprit, toutes nos fonctionnalités sont importantes et que la puissance de vie qui nous habite, qui nous anime, qui anime nos membres, et bien nous ne sommes pas capable aujourd’hui de sentir cette puissance de vie, cette composante que l’on peut comparer à une force électrique qui fait de nous un être vivant. Cette force électrique qui paraît être d’une puissance incommensurable et pourtant régit une subtilité et une finesse comparable au bruissement de l’air qui fait bouger une plume. Mais nous occupons notre esprit et notre corps à d’autres généralité de notre existence.

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Prendre le temps de la réflexion

reflexion

La nuit, si nous regardons le reflet de la lune à la surface paisible d’un étang, elle a exactement la même apparence que si nous la voyons dans le ciel. A nos yeux, il n’y a aucune différence, et pourtant, nous savons que la lune dans le lac n’est qu’un reflet, une illusion.

Pour cet exercice, vous pouvez vous servir de votre miroir :
regardez-vous simplement un instant dans la glace. Vous voyez le moindre détail – la taille que vous faites, le nombre de cheveux blancs que vous avez aujourd’hui. Mais en dépit des apparences, ce n’est pas réel. Tout comme la lune dans le lac, le visage que vous observez n’est qu’un reflet.

C’est une méditation contemplative qui nous aide à comprendre que, dans le monde, rien n’a une réalité immuable. Cela nous aide à mieux comprendre que c’est l’esprit qui donne du sens à tout ce qui nous entoure – qu’il n’y a pas une vérité unique, mais que tout n’est que perception et apparence. C’est la raison pour laquelle deux personnes qui ont vécu exactement la même situation en ont parfois une perception très différente. Imaginez-vous simplement par exemple, en vacances à la campagne. Quand il pleut vous êtes très déçu, mais les paysans sont ravis.
La pluie est-elle une bonne ou une mauvaise chose?
Il n’y a pas de réponse définitive.

L’objectif de ce types de méditation est de nous exercer l’esprit, afin que nous puissions nous mettre à la place des autres pour essayer de voir les choses de leur point de vue, même s’ils nous contrarient ou nous énervent dans un premier temps. Il est si facile de juger les autres, et nous oublions souvent de prendre le temps de voir que la situation est généralement plus complexe qu’il n’y paraît, et que nous ne sommes peut-être pas parfaits non plus.
Si nous étions parfaits, nous serions Bouddha.

LE BONHEUR EST DÉJÀ LA.

SA SAINTETÉ LE GYALWANG DRUKPA.

Demeurer ou ne pas demeurer…ou être un demeuré

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Demeurer

La plupart du temps je suis personne.
Lorsque je deviens quelqu’un, c’est là, si je suis conscient et si je suis présent à moi-même dans cette intimité personnelle, que mon travail de chercheur du bonheur commence.
Être sur la voie de l’éveil, sur la voie de la conscience, de ma présence en chaque instant, peu importe les mots employés, est de déceler les moments où je RÉagis. C’est lorsque je lâche ma conscience de l’instant que mon égo surgit. C’est lorsque ma conscience quitte mon esprit que j’emploie le « moi moi moi », « le moi je veux ». C’est aussi lorsque j’observe mon intérieur, mon esprit et mon corps et que j’aperçois une résistance, une altération, une non fluidité, que je dois poser mon regard et que je dois faire une pause afin de resserrer mon observation.

Quel est ce bruit intérieur qui empêche cette fluidité de demeurer en moi ?
Qu’est-ce que je ressens intérieurement face à cette situation ?

Demeurer dans l’instant c’est aussi courir après un but et ce but est souvent emprunt d’égo. Car je VEUX atteindre ce but !
Ne pas demeurer, peut être aussi une manifestation de l’égo qui ne veut pas se fixer. Car je NE VEUX PAS rester pour ne pas être attrapé ou encore ne pas être contrôlé, être étiqueté ou dans beaucoup de cas être différent c’est se démarquer et se faire remarquer pour obtenir une reconnaissance.
Être un demeuré peut être assimilé à : « Rien dans le citron, pas de mourons ». Pas de conscience, une présence soumise aux vicissitudes de la vie aux énergies de toutes sortes. Être la marionnette de n’importe quoi n’importe quand.

Mais sur le chemin de l’obligation de conscience, ou nous pourrions dire, sur un certain cheminement de la vie et de la compréhension des évènements de la vie, comment pouvons-nous nous réaliser si nous ne pouvons rien être ?

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Baba Ganoush

BABA GANOUSH

Rapide, sain et délicieux, une entrée qui assure!

Ingrédients:

  • 2 aubergines
  • du tahin (purée de sésame)
  • du jus de citron
  • sel
  • poivre
  • cumin

Recette:
– Faire 3 entailles le long de chaque aubergine
– Les mettre au four à 220° sous le gril (mode de cuisson standard) pendant environ 30 minutes (à ajuster selon la taille des aubergines)
– Les laisser refroidir, les peler, les écraser (avec une fourchette ou à la moulinette selon la consistance choisie)
Ajouter 3 cuillères à soupe de tahin, du citron pour éviter l’oxydation, du sel, du poivre et du cumin en poudre.

Merci Josette !

 

Houmous

Houmous
Recette pour 6 personnes.
Temps de préparation : 10 minutes – Cuisson : 1h30

L’houmous est une préparation culinaire du Moyen-Orient composé notamment de purée de pois chiche et de tahin (purée de sésame). A servir frais avec une salade tomates.

L’houmous contient des pois chiches qui, comme toutes les légumineuses, apportent des protéines végétales, mais dont la méthionine, un des 8  acides aminés indispensables à l’organisme, est manquant, d’où l’intérêt de l’associer au sésame qui en contient.

C’est une entrée riche en fibres et sa matière grasse est principalement polyinsaturée.

Ingrédients :

  • 200g de pois chiches
  • 1 gousse d’ail
  • 3 cuillères à soupe de jus de citron
  • 2 cuillères à soupe de purée de sésame demi complet
  • 1 cuillère à café d’huile d’olive

Préparation :

  1. Faites tremper les pois chiches toute une nuit dans de l’eau salée. Le lendemain, faites les cuire pendant 1 heure 30.
  2. Lorsqu’ils sont cuits, mixez les avec l’ail, le jus de citron, la purée de sésame (tahin) et l’huile d’olive. Rajoutez de l’eau de cuisson si nécessaire jusqu’à obtenir une consistance homogène.
  3. Vous pouvez servir l’houmous avec des crudités ou à tartiner sur du pain complet.

Tzatziki

Tzatziki

  • 1 concombre
  • 1 yaourt de soja (ou 125 g. de kéfir de lait ou du soja cuisine)
  • 1 gousse d’ail dégermée et hachée
  • 1 bouquet de menthe fraîche
  • 1 cuillère à café d’aneth hachée
  • 3 cuillère à souspe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre (en option)

Peler les concombres.
Râper sur une grille à gros trous pour obtenir des lamelles assez épaisses (plus grosses que les carottes râpées) (à défaut de râpe, passer les concombres au blender).
Hacher les feuilles de menthe. Mélanger le yaourt dans un bol avec tous les ingrédients.
Réserver une heure au frais. Servir très frais.

 

 

Tapenades

Tapenade crémeuse aux olives noires

Exemple 1 :

  • 100 g d’olives noires grecques dénoyautées
  • 20 g d’amandes effilées
  • 10 cuillère à soupe de crème de soja
  • 10 g d’huile d’olive
  • 1 petite gousse d’ail sans son germe
  • un peu de sel
  • quelques câpres

Mettre tous les ingrédients dans le mixeur et mixer

Exemple 2:

  • 200 g d’olives noires dénoyautées
  • 5 filets d’anchois à l’huile
  • 8 petites câpres
  • 1 gousse d’ail
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive

Mettre tous les ingrédients dans le mixeur et mixer

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Tapenade rouge aux tomates séchées

  •  100 g de tomates séchées
  •  100 g d’olives vertes dénoyautées
  •  80 g de pignons de pin
  •  50 g de câpres au vinaigre égouttées
  •  1 tranche de pain de mie sans croûte
  •  3 cuillerées à soupe d’huile d’olive
  •  1 cuillerée à soupe de vinaigre
  •  1/2 gousse d’ail râpé
  •  1/2 cuillerée à café de poivre
  •  1/2 cuillerée à café de fenouil en poudre

Si les tomates sont un peu sèches, les passer à la vapeur ou les ébouillanter.
Rincer les olives. Imbiber le pain de mie avec de l’huile d’olive ou d’un peu d’eau.
Passer à la moulinette: les tomates coupées en petits morceaux, les olives, les câpres, les pignons et le pain de mie.
Bien mélanger en ajoutant huile, vinaigre, ail, poivre et fenouil.
Mettre au frais.
Se conserve 8 à 10 jours au frais.

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Tapenade de la mer

  • 100 g d’olives noires grecques dénoyautées
  • ½ yaourt de soja
  • 20 g d’huile d’olive
  • 1 à 2 cuillère à soupe de feuilles de wakamé séchées (ou plus si vous appréciez)

Réhydrater les feuilles de wakamé dans de l’eau pendant 10 minutes.
Rincer et égoutter dans une passoire.
Mixer l’ensemble des ingrédients.

 

Sauces

Sauce aux herbes

  • 1 yaourt nature
  • 1 c. à s. de lait de soja
  • 1 c. à s. de jus de citron
  • 1 c. à s. de persil haché
  • 1 c. à s. de cerfeuil haché
  • 1 c. à s. de ciboulette hachée
  • Sel et poivre

Mélangez tous les ingrédients. Servir très frais accompagné de bâtons de crudités.

 

 

Aubergine grillée

Aubergine grillée
Couper une aubergine en 2, la cuire au four avec un peu d’huile sur la tranche… un délice simple et facile!

 

 

Avocats farcis

Avocats farcis

  • 2 Avocats
  • 225 g de tofu
  • 50 g de poivrons
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin
  • 1/2 cuillère à café de basilic
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 1 gousse d’ail
  • 1/4 cuillère à café de poivre

Coupez les avocats en deux et retirez les noyaux.
Mixez tous les ingrédients ensemble (sauf les avocats)
Remplissez les moities d’avocats avec la mixture obtenue.

 

 

Le paté au Miso

La pâté au miso

  • 3 cuillères à soupe de tahin (pâte de sésame blond ou brun)
  • 1 cuillère à soupe de miso (pâte de soja japonaise)
  • 1 cuillère à soupe d’échalote finement hachée
  • 1 cuillère à soupe de persil ou autre herbe (ciboulette…) finement haché
  • 2 cuillères à soupe d’eau

Bien mixer le tout pour obtenir une pâte homogène.
Mettre dans un joli bol et laisser au frais jusqu’au moment de servir.